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Le contexte

LE CONTEXTE

 

Le fondateur du projet Solidarhumanity, raconte le cheminement et les évènements qui ont donné naissance à l’idée du projet :

“Débarqué à Genève en décembre 2000, venant de 7 ans de Suisse alémanique, j’ai vite rencontré des personnes qui m’ont ouvert la porte du cercle assez fermé des ONG de droits de l’homme. J’ai monté pour un tiers un commerce équitable d’importation de produits artisanaux provenant majoritairement d’Inde. J’ai travaillé 10 ans dans une ONG hispano-francophone de formation en droits humains au profit de communautés autochtones d’Amérique Latine et d’Afrique, un an dans une ONG de soutien de droit de l’enfant, un an pour Médecins sans Frontières Suisse et finalement deux ans et demi pour le CICR (Comité International de la Croix Rouge). Certaines de ces organisations me permettaient d’avoir libre accès à l’ONU et de voir cet univers-là de près. Expériences très enrichissantes, parfois franchement dures.

En bref, les droits de l’homme s’arrêtent généralement à la porte des ONG. Car très souvent, les salaires peuvent être ridicules, les conditions précaires et les exigences démesurées. Sans oublier le facteur humain, qui peut parfois surprendre – pour le moins – dans un univers où on s’attendrait – à tort – à plus de conscience, de générosité, de grandeur d’âme, de maturité.

Toutefois, je suis très heureux d’avoir baigné dans cet univers et y avoir apporté ma pierre. Je leur tire mon chapeau. La plupart des ONG font un travail de fourmi remarquable, souvent avec peu de moyens.

Contexte donc ! Venant d’un univers monastique de service désintéressé et ayant abandonné l’habit pour vivre une vie “normale”, j’ai tenté, par cet univers de droits humains, de combiner mes aspirations intérieures inchangées avec mon existence extérieure. J’ai été enrichi et ai beaucoup appris. En même temps, je suis arrivé à un sentiment d’inachevé qui m’a mené à remettre en cause mon existence en Europe et tout remettre à plat, tout repenser et tenter de trouver un autre modèle. Qu’était le programme ? Modeler mon destin, me rapprocher du terrain pour être utile de manière efficace.

A cela venait se greffer mon amour de la moto d’aventure et l’amour du voyage. Dans un monde de repli sur soi, j’avais l’intention de participer à ouvrir des routes de compréhension. Aujourd’hui le projet a mûri et s’est transformé. Les personnalités qui m’ont conseillé et les institutions qui le soutiennent lui ont accordé une envergure qui dépasse la personne à l’origine de l’idée : inspirer la reconnaissance et le respect de la riche diversité culturelle de chaque peuple comme base de l’édification d’une culture de paix – ce que l’Unesco appelle la compréhension interculturelle.”

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Le fondateur

LE FONDATEUR

afrique | philosophes | route | inde | renoncement | retour | vie laïque

Pour ceux qui souhaitent connaître l’histoire… A l’origine de projets il y a toujours des individus. Puis les projets les dépassent et acquièrent leur indépendance.

Né à Paris d’une mère catholique et d’un père juif athées, Jacques Albohair passe les 4 premières années de sa vie à Dakar et à Abidjan où il est élevé par des nounous JA-AFRICAafricaines. De retour en région parisienne,  il peine à trouver ses marques et  se  surprend à plus d’une reprise à implorer ce dieu inconnu qui ne fait pas partie de son éducation mais à qui il demande néanmoins de le sauver.

JA-ADOJeune adolescent, il découvre les ouvrages des philosophes existentialistes ( tels Sartre et Jaspers), mais lit aussi « Les Grands Initiés » d’Edouard Schuré.  Bien vite, il prend conscience des limites de ces philosophies et se remet en quête d’un autre message.
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C’est alors qu’il découvre le philosophe indien contemporain Krishnamurti. Pour lui, c’est une véritable révélation. Et c’est sur les bancs du fond de sa classe qu’il lit « Se libérer du connu », espérant secrètement se purger de tout le ballast accumulé à l’école.

La route. Deux ans avant le bac, il décide d’aller en Scandinavie à la recherche de vrais philosophes vivant ce qu’il découvre avec émerveillement dans les livres. C’est l’époque du flower power, des hippies, des Beatles, des migrations vers l’Inde, de Woodstock, de Ravi Shankar et de la révolte de mai 68 en France. Il part en stop, une guitare à la main, une besace, 2 bouquins et 300 Francs français en poche.

JA-ADO-INL’Inde. Il se rend vite compte qu’il s’est trompé de destination, et  que des “fumeurs d’herbe vaguement indianisants” ne pourront étancher sa soif. Reprenant sa route vers le sud, c’est en Italie qu’il rencontre son premier mentor qui va lui ouvrir grand les portes de l’Inde. Il découvre alors le yoga et s’initie aux bases de la spiritualité indienne avant d’ y effectuer son premier voyage. Il a alors 16 ans et y passera les huit années suivantes de sa vie en alternance avec des séjours en Italie. Pendant cette période c’est par la route qu’il rejoint à deux reprises l’Inde , en transports communs locaux,  dans une aventure qui préfigure le voyage qu’il projette aujourd’hui d’effectuer, à moto.

A 24 ans, ayant décidé de mener une “vie normale” en Occident, il ne peut résister au désir de dire adieu à l’Inde. Parti pour un voyage de quelques semaines, il y reste cette fois-ci six ans sans interruption. La 5ème année, il rencontre un maître spirituel et prend les vœux monastiques. Entre temps il étudie le sanscrit,  lit les écritures sacrées indiennes ainsi que la Bible, le Coran, et les mystiques de plusieurs religions.
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JA-ARNORetour. Son maître l’envoie alors en Occident pour témoigner, enseigner mais aussi aplanir la route pour ses futures visites  et poser les fondations de centres européens. Il a 30 ans lorsqu’il revient en Occident avec l’habit ocre fin 1984. Précairement installé, c’est à Paris qu’il donne ses premières conférences, et organise ses ateliers.

Sacerdoce. Pendant huit ans, porte-parole et interprète de son maître, il étend aussi dans divers pays d’Europe en diverses langues son réseau indépendant de conférences et d’entretiens. Mais, confronté  à l’humain, il mûrit graduellement et décide de  quitter la robe pour accueillir son humanité dans toute sa fragilité et ses contradictions.
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Genève. Activité de formation en droits humains consacrée à des femmes leader autochtones d’Amérique Latine.

Genève. Activité de formation en droits humains consacrée à des femmes leader autochtones d’Amérique Latine.

Retour à la vie laïque. En 1993, à presque 40 ans, il s’intègre à la société et à la vie mondaine, se marie et s’installe en Suisse. En 2000, il se sépare, rejoint Genève , et travaille dans différentes organisations humanitaires et de droits de l’homme.

L’idée du projet naît dans son esprit dès 2014. Dans les limites de la complexité du monde actuel, il décide de reprendre son indépendance. En 2019, la création est mûre et un nouveau cycle commence… 

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L’association

L’ASSOCATION USHAGRAM SUISSE

L’assocation qui porte le projet Solidarhumanity et ses activités
(Mise à jour 13/01/19)

parentsL’association Ushagram Suisse fondée en 1999, dont les projets sont financés majoritairement par les administrations genevoises, est reconnue d’utilité publique et exemptée d’impôts. Site officiel : http://fundraising.ushagram-suisse.org/

Ushagram Suisse fait de la recherche de fonds en Suisse pour des programmes de développement rural en Inde et au Liban, qu’elle développe en collaboration avec des ONG locales éprouvées. Pendant bientôt 20 ans, Ushagram Suisse aura récolté une moyenne de 60’000 CHF (50 000 EUR) pour soutenir divers programmes et projets tant en Inde qu’au Liban.

En Inde : 1) un programme impactant plus de 40’000 personnes dans le Bengale occidental, proche de la frontière avec le Bangladesh pendant 12 ans, région affaiblie par l’influx permanent de réfugiés économiques du Bangladesh ;  2) également 12 ans un programme consacré à une population tribale aborigène de l’Etat d’Orissa, qui touche jusqu’à 2’500 personnes. Au Liban, l’association soutient depuis 2016 des projets consacrés aux réfugiés syriens qui abondent dans ce pays, subissant de ce fait le quasi doublement de sa population.

 

INDE
L’Orissa est l’état tribal par excellence et le plus pauvre de l’Inde. Les aborigènes en Inde constituent 10,5% de la population soit plus de 120 millions d’âmes. 300’000 d’entre eux sont déplacés à cause d’activités minières, de l’extraction de terres KCL1rares, de barrages hydroélectriques etc. Cette population est la grande laissée pour compte du développement indien, et ce, malgré les sommes importantes investies par le Gouvernement dont seul un maigre pourcentage arrive en bout de chaîne. 

De nombreux projets sont financés par les fonds récoltés par l’association au profit du programme de Kechala : éducation des enfants d’abord, mais aussi puits forés d’eau potable, ferme laitière, pompes, réparation de barques, lits superposés pour les enfants du pensionnat, électrification de l’école, labo informatique, labo de sciences naturelles, entretien et irrigation des plantations, reforestation etc. L’accès à la zone reste problématique avec une piste impraticable pendant la saison des pluies.

Les enfants de Kechala voyageront, suivront le projet “Solidarhumanity”, déjà parce que leur école a été pilote pour le lancement du projet et ensuite parce que ses événements seront pour eux une fenêtre ouverte sur le monde.

 

LIBAN
Ce petit pays, pas plus grande que la Suisse Romande ou le département de la Gironde, avec une population autochtone de 4 millions d’habitants accueille depuis des années près de 40% de sa population en plus de réfugiés palestiniens mais surtout syriens. Sa population est passée à 6.5 millions. Sa densité de population est devenue 3x celle de la Suisse, 6x celle de la France. La charge pour ce pays est écrasante, tant au plan environnemental, sanitaire, des infrastructures, social, politique etc. Les réfugiés syriens vivent dans des campements informels de fortune et leur présence pèse aussi lourdement sur le marché du travail. Même si le Liban souhaite leur retour au pays, la plupart le craignent et souhaitent rester. Selon le HCR, il faut en moyenne 10 ans avant que des réfugiés retournent au pays à la fin d’un conflit.

Ushagram se rend sur le terrain pour relever les besoins, évaluer la réponse possible, trouver des ONG partenaires locales, monter des projets de soutien et de développement impliquant également la population locale en souffrance puis effectuer une recherche de fonds correspondante. Les projets financés sont ensuite menés à bien et suivi jusqu’à leur achèvement.

 

 

 

SOLIDARHUMANITY
Selon les Statuts de l’association, Ushagram a également pour but de soutenir des programmes de promotion de la paix, de favoriser le rapprochement entre les peuples et les échanges interculturels. Le projet Solidarhumanity s’intègre donc naturellement dans le cadre de ses activités. Lors de la mise en oeuvre de ce projet, dans un souci de gestion des ressources, les activités traditionnelles d’Ushagram seront réduites à des projets de subsistance et d’entretien.

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